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Définir son projet
Le repreneur potentiel doit définir parfaitement
son projet personnel avant de cibler sa recherche
Cela suppose de déterminer, avec le maximum de précisions,
le secteur d'activité, le type d'entreprise (société
ou entreprise individuelle, avec ou sans salariés, fourchette de
prix
) et la zone géographique d'implantation recherchés.
Cela suppose également une bonne appréciation de ses atouts
personnels.
Il ne faut pas hésiter, par rapport à une
démarche aussi longue et complexe, à tester sa motivation,
voire ses compétences. Et, en cas de doute, à suivre une
formation.
Trouver la bonne entreprise
Comment trouver une entreprise à reprendre ?
Il existe des filières classiques, des partenaires financiers et
techniques de la reprise, comme les banques, les sociétés
de capital-risque, les experts-comptables, les avocats, ou les notaires
,
bien évidemment les organismes consulaires et des relais médiatiques
constituent des intermédiaires indispensables.
Il existe par ailleurs un certain nombre de réseaux spécialisés,
tels que le club des cédants et repreneurs d'affaires (CRA).
Dès qu'une entreprise est sélectionnée,
le mieux est de prendre contact avec le dirigeant afin d'obtenir des informations
de première main sur le fonctionnement de l'entreprise, l'état
des lieux, les contraintes réglementaires liées à
la profession et, si possible, convenir d'un rendez-vous pour visiter
l'établissement.
L'audit : une étape indispensable
Il est recommandé de compléter l'évaluation
par un diagnostic approfondi de l'entreprise mené par des d'experts
(Chambre des métiers, CCI, notaires, comptables
), car, dans
la présentation élogieuse que fait le vendeur, il a forcément
tendance à mettre en avant les points forts et à passer
les points faibles sous silence.
L'audit permet de confirmer que l'entreprise choisie correspond
bien au projet défini par le repreneur et est adaptée à
ses capacités.
Le repreneur devra impérativement se procurer auprès
du vendeur les documents attestant de la valeur de l'entreprise comme
les trois derniers bilans et comptes de résultats, les copies du
bail commercial ou des actes de propriété, des contrats
de concession ou de franchise, la liste du matériel cédé,
l'attestation de conformité aux normes, le diagnostic et l'évaluation
de l'entreprise s'ils ont été réalisés par
le cédant.
Finaliser la reprise
- Sur le plan financier
Un des facteurs déterminants pour la réussite
d'une reprise d'entreprise reste l'étude financière, aussi
appelée plan de financement. Elle a pour but d'évaluer l'ensemble
des investissements nécessaires au démarrage de l'activité
et de prévoir les diverses modalités de financement. Elle
doit également aider le repreneur à établir un compte
de résultats prévisionnel et ainsi déterminer le
chiffre d'affaires minimum à réaliser pour couvrir les charges
et dégager un bénéfice, c'est-à-dire atteindre
le seuil de rentabilité.
- Sur le plan juridique
Le repreneur a le choix entre :
reprendre une entreprise dans le cadre d'une transmission familiale
reprendre
une activité existante (acquisition d'un fonds de commerce)
et
créer sa propre activité dans un local précédemment
affecté à une autre activité (acquisition d'un
droit au bail).
Dans tous les cas, il lui faudra envisager soit la location
soit l'achat des murs.
Le repreneur doit vérifier les statuts de la société,
prendre connaissance des obligations anciennes (contrats, cautions, etc
),
confirmer la propriété de la marque ou du nom commercial
- Sur le plan fiscal
Les droits de mutation dus par l'acquéreur,
en cas de cession de fonds de commerce, de clientèle, de droit
au bail, ou en cas de cession de parts ou d'actions de société,
doivent être pris en compte. Là encore, il ne faut pas hésiter
à s'entourer des conseils d'un expert pour réaliser le meilleur
montage fiscal.
- Sur le plan social
Le repreneur doit impérativement se poser la
question du devenir du personnel de l'entreprise à reprendre.
Il doit donc déterminer l'éventuel passif social de l'entreprise,
ou déterminer les objectifs d'embauche et de recrutement.
Il convient également de connaître les engagements salariaux
en cours (négociations 35 heures)
Pour réussir, le chef d'entreprise soit s'entourer
d'experts juridiques, financiers et fiscaux.
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