Newsletter de la CCI de Meurthe-et-Moselle | Février 2009


CCI International Lorraine
Développement international, une parade à la crise
Le service export des CCI lorraines vous propose d'de découvrir ses structures d'accompagnement, les bases avancées d'Alger, Dubaï, Casablanca, Moscou, Tbilissi, Tunis. Il organise également des déplacements collectifs sur de grands salons internationaux au Qatar ou à Alger.

En matière de développement international, deux étapes sont essentielles pour la conquête de nouveaux marchés.
La première est bien entendu la phase de prospection, destinée pour l’essentiel à vérifier l’adéquation produits / marché et à prendre des contacts locaux. Elle nécessite organisation, dynamisme, ténacité.
La deuxième est la transformation commerciale effective de ces contacts, destinée à assurer une présence concrète des entreprises, en profondeur et dans la durée. Phase complexe nécessitant les mêmes qualités que celles précédemment citées, mais auxquelles il faut ajouter l’exigence d’une présence quasi permanente sur le marché ciblé pour être capable de donner aux clients des réponses rapides et performantes, tout en les sécurisant par une réelle proximité professionnelle.
Conscient de cet enjeu, CCI International Lorraine (CCIIL) a mis en place à cet effet des structures d’accompagnement administratif et commercial des entreprises lorraines : les Bases avancées.

En quoi cela consiste-il ?
En une présence permanente d’équipes de CCI International Lorraine, installées dans des bureaux de liaison répartis dans différents pays du monde, pour contribuer sur place au développement des entreprises lorraines.
Des bases avancées fonctionnent déjà à Alger, Dubaï, Casablanca, Moscou et Tbilissi en Géorgie (pour toute la zone du Caucase) et une nouvelle structure ouvrira en 2009 à Tunis pour les marchés tunisiens et libyens.
Une soixantaine d’entreprises lorraines ont déjà utilisé avec succès ces véritables outils de développement stratégique.

Quels sont leurs objectifs ?
La détection de toute opportunité intéressante bien entendu, mais surtout et avant tout, la mise en place de partenariats stables et de réseaux de distribution pérennes, destinés à consolider une présence concrète des entreprises, leur permettant de s’installer durablement et en profondeur sur un marché.

C’est cher ?
Les frais de fonctionnement sont partagés entre plusieurs entreprises et bénéficient du soutien financier du Conseil Régional de Lorraine qui en diminue ainsi le montant (devis sur demande).
Pour mieux faire connaître ce concept au plus grand nombre, CCIIL vous propose pour la première fois en Lorraine une journée dédiée aux bases avancées.
Programme du 30 janvier de 9 h 30 à 19 h dans les locaux de la CCI de Meurthe-et-Moselle.
> bilan d’activité 2008, programme d’actions 2009 par CCI International Lorraine pour chaque destination cible,
> présentations des marchés de l’Algérie, du Maroc, de la Tunisie, de la Libye, des Pays du Golfe arabique, de la Russie et de la Géorgie, animées par des représentants des structures économiques spécialisées de ces pays,
> témoignages et conseils des entreprises adhérentes,
> rendez-vous et entretiens personnalisés, d’informations et de préparation aux actions de prospection, par secteurs d’activités.

Renseignements – inscriptions :
CCI International Lorraine – Tél. 03 83 85 54 68
Document téléchargeable sur www.webexportlorraine.fr


Une délégation lorraine aux Émirats Arabes Unis

CCI International Lorraine a organisé le déplacement d’une délégation lorraine aux Émirats Arabes Unis du 18 au 22 janvier 2009 qui comprenait le premier vice-président du Conseil Régional de Lorraine, Jean-Yves Le Deaut, le président de la Chambre Régionale de Commerce et d’Industrie de Lorraine, Jean-Pierre Carolus, le vice-président de la Chambre de Commerce et d’Industrie de la Moselle, Raymond Neiter et son trésorier Christian Bartholus.
Du 19 au 21 janvier 2009, Abu Dhabi était l’hôte de l’évènement environnemental le plus important du Moyen-Orient, en accueillant au même endroit la 5e édition du salon Environment 2009 et la
2e édition de WFES (World Future Energy Summit), sommet international de l’énergie du futur. Ensemble, ils ont réuni plus de 600 exposants de 28 pays et environ 25 000 visiteurs sur plus de 30 000 m2. C’est donc là qu’a débuté la mission, aux côtés des exposants lorrains Saint-Gobain PAM, ER Ingénierie, FAR Ingénierie, Microhumus Laboratoire et Memos. L’occasion d’échanger avec le ministre Jean-Louis Borloo puis le French Business Group local, la Chambre de Commerce d’Abu Dhabi et l’ambassadeur de France. Les jours suivants sur Dubaï furent tout aussi denses autour de la base CCI International Lorraine de Dubaï animée par Françoise BYÉ. Les zones franches de Dubaï et le Dubaï Mall, le plus grand centre commercial du Golfe, furent l’objet de visites particulières.
Le contexte économique extrêmement porteur des Émirats (taux de croissance estimé à 8,5 % en 2008, économie diversifiée, réserves importantes de pétrole et de gaz, situation financière extrêmement favorable...) et les investissements massifs dans des projets environnementaux (au total : 48 milliards USD d’ici 10 ans selon la Banque Mondiale), sont autant d’indicateurs pour des opportunités d’investissement et de coopération !
Dans ce contexte, la rencontre avec la Chambre de Commerce de Dubaï fut ensuite l’occasion d’affiner le panorama de l’économie des Émirats Arabes Unis, de répertorier les actions mises en œuvre pour favoriser les partenariats entre sociétés étrangères et sociétés implantées localement.
Une visite particulièrement significative de l’utilité et de l’efficacité du concept de base avancée porté par les CCI lorraines grâce au financement de la Région Lorraine. Depuis 2005, une quinzaine d’entreprises ont bénéficié de ce soutien local pour développer leurs affaires.


Futurallia | du 11 au 13 mai | Qatar | www.futurallia.com | www.futuralliaqatar.com
Avec des rendez-vous interentreprises personnalisés.
Un concept efficace qui a fait ses preuves : plus de 8 000 rendez-vous d’affaires sur 2 jours, plus de 800 dirigeants d’entreprises originaires d’environ 30 pays, jusqu’à 12 rendez-vous personnalisés pour chaque participant, une demi-journée de conférences sur l’approche des Pays du Golfe

ALGEST 2009 | 3 au 6 mai 2009 | Alger
Le carrefour des industriels
Nous proposons aux entreprises donneurs d’ordre ou sous-traitantes françaises de se rendre collectivement en Algérie pour promouvoir leur savoir-faire et rencontrer clients ou partenaires potentiels de la sous-traitance industrielle, de la fourniture et des services à l’industrie.
Cette mission sera réalisée en partenariat avec le WTC Association Algéria et la Bourse Algérienne de sous-traitance et de partenariat (BASTP), créé en 1992 qui se décline aujourd’hui en quatre réseaux coordonnés par le Conseil National de la sous-traitance créé en 2003 par le ministère de la PME et de l’Artisanat.
Tél. +213 021 548 656 – fairalgest@wtcalgeria.com


Qualité
Hôteliers, restaurateurs, gestionnaires de camping : évaluez la satisfaction de vos clients et gagnez en efficacité.
La CCI propose de participer à une démarche qualité pour améliorer vos prestations et préparer l'obtention de labels nationaux.

Un dispositif complet spécifique à votre activité a été mis au point à cet effet, comprenant des ateliers thématiques, des audits qualité et des interventions spécifiques en entreprise.
Il constitue un véritable instrument de gestion et de management, engageant chefs d’entreprise et salariés dans une démarche d’amélioration permanente de leurs services et prestations.
Conçu comme une véritable boîte à outils, il permet d’accroître la professionnalisation des équipes et d’améliorer l’organisation des entreprises participantes.
Pour compléter le dispositif, deux supports de promotion, le guide Destination Meurthe-et-Moselle (édité à 10 000 exemplaires, parution février 2009) et son nouveau site : www.destination-meurthe-et-moselle.fr valoriseront l’engagement qualité des établissements – hôtels, restaurants et campings – engagés dans la démarche.
Cette opération est organisée avec le soutien financier de l’État et du Conseil Régional de Lorraine.

Les Logis de Meurthe-et-Moselle à l’assaut des marchés belge et luxembourgeois
Afin de promouvoir les hôtels labellisés et leurs offres « courts séjours », l’association Les Logis de Meurthe-et-Moselle, animée par la CCI 54, a lancé en 2008 des actions de promotion et de communication vers les marchés belges et luxembourgeois.
Elle poursuit en cela le partenariat déjà engagé avec l’Automobile Club de Luxembourg et le Comité Départemental du Tourisme, qui comprend des journées de sensibilisation des personnels d’accueil au label « Logis » et aux capacités touristiques du département ainsi que des articles rédactionnels sur les forfaits touristiques proposés.
Mais les Logis seront de plus présents en 2009, au côté du Comité Régional du Tourisme, sur les différents salons touristiques de Luxembourg et de Bruxelles.
Ces actions permettront également de faire mieux connaître le nouveau logo des Logis et de promouvoir le nouveau guide international dont la parution est prévue fin janvier 2009. n

Contact : Service développement touristique
Yves Schultz – Tél. 03 83 85 54 37 – schultz@nancy.cci.fr


Bon à savoir
Apprentissage
La CCI peut se charger pour vous de la collecte de la taxe d'apprentissage : elle s'occupe de toute la procédure et vous demeurez libre d'affecter ensuite les fonds aux écoles et centres de formation d'apprentis habilités de votre choix.

La collecte de la taxe d’apprentissage est une prestation de services que la CCI de Meurthe-et-Moselle met à la disposition des entreprises chaque année, leur permettant ainsi de bénéficier d’un accompagnement précieux dans l’accomplissement de cette formalité.
Les entreprises sont dans l’obligation de verser leur taxe d’apprentissage à un organisme collecteur de leur choix dans la région Lorraine, et non plus directement à des établissements de formation. La CCI offre son expérience et ses compétences. En 2008, elle a traité 3 709 dossiers pour une collecte globale dépassant les 5 570 000 d’euros.
La CCI se charge de toute la procédure, l’entreprise restant bien évidemment libre d’affecter ensuite les fonds aux écoles et centres de formation d’apprentis habilités de leur choix.
Modalités de déclaration en ligne :
Toutes les nouveautés ainsi que les modalités de déclaration en ligne se trouvent sur le site de la CCI de Meurthe-et-Moselle : www.nancy.cci.fr.
Les entreprises ont jusqu’au 28 février 2009 pour s’acquitter de la taxe d’apprentissage.
Les organismes de formation de la CCI peuvent bénéficier de cette affectation. n

Contact CCI de Meurthe-et-Moselle :
Direction Administrative et Financière - Taxe d’apprentissage
Brigitte CANTA – Tél. 03 83 85 54 15 – canta@nancy.cci.fr


L’investissement dans les PME lorraines
CCI O2Bilan
DCM Interactive ouvre son capital à ILP Sadepar et entre dans le top 5 de son secteur.
Vous envisagez d'ouvrir votre capital à un investisseur ? Vous souhaitez investir au capital d'une PME ? La CCI vous accompagne en toute confidentialité.

L’ENTREPRISE
DCM Interactive (Dialog’ Communication Multimédia), est spécialiste de la signalétique dynamique (conception, intégration). Cette SARL a été créée fin 2002 à Laxou, dans le giron du Groupe Guyot*. L’entreprise est aujourd’hui forte de huit collaborateurs, pour la plupart informaticiens ou graphistes. DCM Interactive a su développer en trois ans une gamme complète de solutions d’affichage de contenus innovants, personnalisés et simples d’utilisation. Une offre exhaustive et adaptée à chaque demande, construite autour de quatre axes :
> le marketing publicitaire
> la signalétique dynamique
> la gestion de contenus
> les technologies informatiques

Ces solutions par l’image, sur écrans, tantôt informatives (où la personne ne fait que regarder l’écran), tantôt interactives (lorsque la personne cherche des informations), intéressent plusieurs segments de marché.
Actuellement, Jean-Jacques Guyot (le président) travaille notamment en collaboration avec le groupe Accor (pour la signalétique sur grands écrans dans les hôtels), avec Mobalpa (pour la présentation des futures cuisines en trois dimensions) ou avec des organisateurs de salons professionnels (pour l’installation de totems interactifs à destination des participants). Mais les perspectives de croissance de DCM s’avèrent aussi variées qu’importantes : grandes surfaces ou commerces, cabinets médicaux, services publics...
*Groupe Guyot : Imprimerie Guyot, Eurodialog partners, BlackHole.

DCM INTERACTIVE
www.dcminteractive.com
Jean Jacques Guyot
03 83 93 34 39
contact@dcminteractive.com


LA LEVÉE DE FONDS et L’INVESTISSEUR
Afin de poursuivre sa croissance (+144 % en 2007, pour 923 K€ de chiffre d’affaire), en juin 2008 DCM Interactive a ouvert son capital à Sadepar, filiale de ILP (Institut Lorrain de Participation) comme actionnaire de référence.
Jean-Jacques Guyot, président de DCM Interactive, conserve la majorité du capital de l’entreprise, après l’apport en fonds propres de 225 000 euros opéré par la Sadepar.
« L’arrivée de Sadepar au sein de notre capital en avril 2008 nous a aidé à accélérer notre développement, à poursuivre l’élargissement de notre offre à la clientèle PME-TPE et à réaliser dernièrement une opération de croissance externe en opérant un rapprochement avec un concurrent pour devenir ainsi une des toutes premières entreprises nationales en intégration et développement de solutions multimédia. L’accompagnement de Sadepar dans cette négociation a été extrêmement important et rassurant pour toutes les parties impliquées dans ce projet. »
Benoît Voinot, directeur d’investissement chez ILP Sadepar souligne « la volonté de Sadepar à soutenir une équipe de direction de grande qualité dans un projet de développement ambitieux ».

À propos de ilp SADEPAR
ILP Sadepar sont deux des principaux acteurs du capital investissement régional (création, développement, transmission), avec 9 M€ engagés en 2008 dans 20 entreprises. Son actionnariat public-privé diversifié (Région, Caisse des Dépôts, Oséo, banques, groupes industriels…) lui confère une totale neutralité et la force d’un réseau exceptionnel. Sa volonté, au-delà des ressources financières, est d’apporter une valeur ajoutée de proximité aux 60 PME aujourd’hui accompagnées. Ses partenariats lui permettent de pouvoir proposer aux PME lorraines une offre de fonds propres de 50 K€ à 15 M€.

ILP SADEPAR
www.ilp-sadepar.com
Benoît Voinot, directeur d’investissement
Ekaterina Antova, relations presses et communication
03 87 75 93 50
contact@ilp-sadepar.com


Nouveauté
Auto-entrepreneur
Applicable depuis le 1er janvier 2009, le régime de l'auto-entrepreneur est le plus simple possible pour créer une activité indépendante.

Qui peut en bénéficier ?
Tout porteur de projet d’activité commerciale ou artisanale remplissant les conditions suivantes :
> être une personne physique (les sociétés sont exclues) ;
> vouloir exercer une activité commerciale ou artisanale, à titre principal ou complémentaire ;
> relever du régime fiscal de la micro-entreprise : réaliser un chiffre d’affaires inférieur ou égal à 80 000 € HT par an pour les achats-reventes de marchandises, ventes à consommer sur place et prestations d’hébergement ou inférieur ou égal à 32 000 € HT par an pour les prestations de services ;
> opter pour le régime microsocial.

Les avantages ?
L’auto-entrepreneur est dispensé d’immatriculation au RCS ou au répertoire des métiers : une déclaration d’existence simplifiée et gratuite est suffisante.
Les contributions sociales et fiscales sont prélevées à proportion d’un pourcentage du chiffre d’affaires (13 % pour les achats-reventes et 23 % pour les prestations de services commerciales).
Elles ne sont perçues qu’une fois le chiffre d’affaires réalisé : s’il n’y a pas de chiffre d’affaires, il n’y a ni charges sociales, ni impôt sur le revenu !
Mais pour bénéficier de cette disposition, l’auto-entrepreneur doit opter pour le régime microsocial et le prélèvement fiscal libératoire de l’impôt sur le revenu.
L’entreprise ne facture pas de TVA. Elle est exonérée de taxe professionnelle pendant trois ans et de taxe additionnelle à la taxe professionnelle (TATP) pour la CCI.

Les inconvénients ?
L’auto-entrepreneur ne peut pas récupérer la TVA qu’il a lui-même payée. L’impôt sur le revenu est payé à la source et cumulé avec l’impôt sur le revenu de l’année précédant l’année de création.
La dispense d’immatriculation au registre du commerce et des sociétés a les conséquences suivantes :
> l’auto-entrepreneur n’est pas électeur, ni éligible à la CCI ;
> il n’a pas de droit au renouvellement de son bail commercial en raison de l’absence d’immatriculation au registre du commerce et des sociétés ou au répertoire des métiers ;
> outre l’exclusion de la possibilité des redressements et liquidation judiciaires en cas de dettes, il y a impossibilité de déclaration notariée d’insaisissabilité pour protéger le patrimoine immobilier ;
> la loi n’est pas claire dans certains domaines et pourra donner lieu à des interprétations défavorables.

Comment en bénéficier ?
Ce régime est obtenu par une simple déclaration au Centre de Formalités des Entreprises (CFE) compétent.
Les auto-entrepreneurs relevant du CFE de la Chambre de Commerce et d’Industrie peuvent :
> se connecter sur le site Internet www.cfenet.cci.fr et faire leur déclaration en ligne ;
> adresser par voie postale l’imprimé PO Y réglementaire à télécharger sur le site www.coordinationcfe.pme.gouv.fr ;
> se rendre directement sur place.

L’unique pièce justificative à fournir est une pièce d’identité en cours de validité (qui peut être scannée et jointe à la déclaration dématérialisée). La déclaration est totalement gratuite. Les mentions à faire figurer sur les documents commerciaux sont accessibles sur le site. n

Pour tout renseignement : www.auto-entrepreneur.fr


À votre service
Création d'entreprise

Découvrez le pôle création de la CCI et engagez-vous dans son tout nouveau parcours créateur.

En ces temps de difficultés économiques, la création d'entreprise n'est-elle pas une opportunité pour de nouveaux débouchés ?
Pour la CCI de Meurthe-et-Moselle, la réponse ne fait aucun doute ; c'est pourquoi elle propose aux porteurs de projet, un ensemble de dispositifs : réunions d'information, stages, accompagnement et suivi personnalisés, destinés à faciliter la création d'entreprise et offrir les meilleures chances de réussite. Elle marque ainsi sa volonté d'encourager l'audace, le dynamisme qui ignorent la fatalité.
Les porteurs de projets, salariés, demandeurs d'emploi, étudiants, peuvent dès à présent prendre bonne note des différentes réunions mises à leur disposition en plus de l'accueil traditionnel, et sans rendez-vous de la CCI. n

Pôle création
Isabelle ANCEL – creation@nancy.cci.fr – Tél. 03 83 85 54 47


Coup de chapeau
MS Groupe : la thérapie qui débouche sur la bonne artère

MS Groupe qui coiffe MS Techniques et Transluminal espère une croissance de 30% pour cette nouvelle entité de recherche-développement et fabrication.

Comment développer un cathéter pour la mise en place d’une valve aortique, et passer d’une opération chirurgicale lourde réclamant près de 6 heures à une intervention, sans arrêter le cœur, ne demandant que 20 minutes ? Comment traiter un anévrisme de l’aorte abdominale, souvent inopérable, grâce à l’installation d’un minuscule tube cylindrique sur un support métallique gainé dans de la toile et ramener l’anévrisme « à des dimensions raisonnables » ? Ce sont les solutions concrètes déjà mises au point par Transluminal, une unité de Recherche-Développement et fabrication basée à Pompey. Transluminal est la petite sœur très éclairée de MS Techniques. Ces deux entités sont réunies au sein de MS Groupe qui compte
60 personnes sous la direction d’Etienne Malher. Si MS Techniques fabrique des tubes en plastique à la demande pour du matériel médical jetable, Transluminal, lui, va beaucoup plus loin.

La cible des grands groupes
Cette unité installée dans les mêmes locaux que MS Techniques, est spécialisée dans la conception d’instruments destinés à des thérapies peu invasives. Pourquoi ce nom ? « Transluminal, signifie passer à travers un orifice, la lumière d’une artère, d’une bronche, d’un urètre » répond Étienne Malher. Elle a été créée en 2006 et compte six personnes. Sa force, c’est sa matière grise. Elle a ainsi recruté trois ingénieurs, en développement, en mécanique ainsi que, par le biais de l’INPL, un jeune chinois pour dialoguer avec des entreprises basées en Chine. Son rôle est de concevoir un prototype, suivre son développement pour le conduire jusqu’à des essais cliniques. En cas de validation, Transluminal passe à la vitesse supérieure avec une production en série.

Jamais concurrent de ses clients
L’origine de la création de Transluminal est due à la conjonction heureuse d’un chirurgien cardiologue et des atouts techniques de MS Techniques en 2005. Ce spécialiste avait imaginé un système de valve aortique révolutionnaire mais il avait besoin d’un cathéter spécial pour sa mise en place. Il s’était donc adressé à MS Techniques. D’où cette volonté de structurer une nouvelle société, qui, petit à petit a pris ses marques. « Nos clients sont des start-up ou des médecins disposant de capitaux qui inventent des prothèses, et souvent se focalisent sur ces produits innovants mais négligent la réalisation du dispositif pour l’introduire. C’est là qu’intervient Transluminal avec son savoir-faire pour ces techniques d’avenir » souligne Étienne Malher. Pour le PDG de MS Techniques, Transluminal « est une façon intelligente de répondre à une exigence technique, parce que nos clients nous ont demandé d’aller plus loin ». Ce patron, pressé et dynamique, s’impose pourtant une règle d’or : « nous ne pouvons pas être concurrent de nos clients ». Il sait que « vendre du développement, des idées, c’est toujours difficile. Payer pour des essais qui ratent, c’est dur. Quand on le fait en interne, on l’accepte. Mais on se doit de le facturer à nos clients ».

Une prévision de croissance de 30 %
Si le temps d’incubation de Transluminal est nécessairement long, avec un chiffre d’affaires encore bien modeste : 350 000 €, alors que MS Techniques en réalise 3,5 millions d’euros dont 60 % à l’export, il croit beaucoup en son bébé prometteur. Un second projet est en phase de fabrication. Il s’agit d’introducteurs de stents coronaires, des petits treillis métalliques destinés à maintenir ouverte une artère débouchée. Quant à son taux de croissance, il l’estime « bondissant. Il n’est pas irréaliste de le voir atteindre 30 % ».

salon MEDTEC – Besançon
Seul Salon international consacré aux sous-traitants du secteur médical, MEDTEC se tiendra pour la première fois à Besançon les 22 et 23 avril 2009. La France est le deuxième producteur de matériel médical en Europe. En 2007, ce sont 2 500 fabricants français de matériel médical qui ont conçu et réalisé des appareils pour un montant de 11 milliards d’euros. Favorisé par les exigences croissantes d’une population vieillissante, le marché français du matériel médical croît d’environ 7 % chaque année. Pour Etienne Malher qui sera chef de file de la délégation lorraine « c’est une occasion unique qui se présente. »
Il aimerait qu’au moins dix entreprises lorraines fassent ce court déplacement pour un événement qui dépasse le cadre franco-français. Qui pourrait y participer ? Toutes celles qui ont un savoir-faire qui intéresse la médecine mais aussi les sociétés sous-traitantes spécialisées dans l’emballage médical, par exemple, ou encore celles fournissant des équipements de mobilier pour des laboratoires. Enthousiaste, le patron de MS Groupe y voit même une chance de développer un véritable cluster médical entre Lorraine, Franche-Comté et Sarre. Pourquoi pas ?



AE2I surfe sur la crise

AE2I, une PME basée à Pompey croise trois métiers : l'automatique, l'électronique et l'informatique. Une compétence rare qui lui permet de compter comme clients des groupes du CAC 40.

«Nous ne faisons pas partie des gens qui pleurent à cause de la crise. Nous, société de maintenance, nous fonctionnons plutôt à l’inverse ». Aucune visée méprisante dans cette déclaration, mais plutôt un simple constat basé sur son carnet de commandes pour Benoît Eschenbrumer, Président de AE2I, une PME de 16 salariés, basée sur la ZAC de Turlomont à Pompey. Cette entreprise créée en 1994 et qu’il a rachetée il y a deux ans dispose d’un atout majeur, celui de maîtriser trois métiers : l’automatique, l’électronique et l’informatique industrielle. Remettre à niveau des pièces de commande en panne ou complètement obsolètes se traduit, bien souvent, par une interaction intelligente entre ces trois disciplines. Au final, il suffit de constater un bel équilibre entre elles. Chacune représente un tiers de l’activité de la société. Cette triple compétence « assez rare » avoue le patron de AE2I lui permet, malgré sa petite taille, de jouer dans la cour des grands. Ses cibles type sont de grands groupes dont 8 appartiennent au CAC 40. Avec la satisfaction de « compter sur des clients très fidèles ».

La solution dans un temps record
« Notre champ d’applications est vaste. Nous intervenons sur de nombreuses générations de produits industriels, comme l’électronique de grand-papa avec des éléments soudés, ce qui nous conduit à concevoir des solutions plus modernes ou encore sur des cartes électroniques ne disposant plus de schémas » précise Benoît Eschenbrumer. Il sait bien que la partie mécanique d’un élément de commande peut fonctionner « pendant un siècle », par contre tout ce qui est électronique évolue très vite. La force de cette PME, c’est de disposer d’un excellent carnet d’adresses pour trouver le bon produit électronique ou informatique. « Notre stock de pièces détachées est chez les autres » sourit le patron de AE2I. Que ce soit pour régler les automatismes de la cokerie de Carling en Moselle, la vérification de nouveaux capteurs avant la mise en eau d’une écluse en Alsace, la remise en route d’une machine d’électroérosion dans les Ardennes, l’acquisition de données informatiques pour des physiciens dans la recherche universitaire et industrielle de nouveaux matériaux ou encore l’invention d’un traducteur de protocole pour faire dialoguer entre elles des machines japonaises et américaines, « notre équipe apporte la solution dans un temps record ».

Management et proximité
La première tâche de Benoît Eschenbrumer, lorsqu’il a racheté la société il y a deux ans, a été de renforcer le management. Fort de son expérience d’ingénieur, titulaire d’un MBA et de son passé au sein de grands groupes, il a décidé de stabiliser les équipes tout en dynamisant les compétences en informatique et électronique. Durant la seconde année, il a renforcé l’aspect commercial ainsi que son volet communication avec l’aide d’un consultant, François Worms. Un mode de fonctionnement qui évite tout cloisonnement entre les trois disciplines, « des spécialistes autonomes mais travaillant ensemble ». La finalité c’est que chacun des employés en contact avec un client fasse circuler l’information et puisse évoquer avec clarté les possibilités de AE2I. Une stratégie qualité maison basée sur un souci de proximité. Cela consiste à impliquer le client dès le départ, « c’est lui qui a le projet en main ». Il va dialoguer en permanence avec le même interlocuteur de référence. Pour cultiver cet état d’esprit, chaque année une cinquantaine de clients venus de toute la France découvrent, le temps d’une journée conviviale, le savoir-faire de cette PME.

Perspective d’extension
« Si c’était à refaire, je recommencerai sans hésiter » assure Benoît Eschenbrumer. Un dirigeant qui s’appuie sur une équipe jeune, dont la moyenne d’âge est de 30 ans, avec un bagage universitaire allant de bac +2 à bac +8. Dans le cadre du développement de l’entreprise, il recrute les meilleurs éléments. L’une de ses missions essentielles est donc de faire connaître son entreprise auprès des établissements scolaires et universitaires.

Avec un chiffre d’affaires de 1,3 million d’euros adossé à une croissance régulière de 8 %, cette PME ne compte pas en rester là. « Si notre challenge c’est de croiser nos trois spécialités, notre perspective c’est aussi de continuer à nous développer » explique Benoît Eschenbrumer. Il ne cache pas que cette volonté d’agrandir sa surface d’intervention passe par le rachat d’entreprises complémentaires. Un discours qui s’appuie sur des résultats tangibles. Cette modeste PME lorraine ne détient-elle pas, au niveau national, la moitié de la partie maintenance radio d’EDF et 10 % de celle des sapeurs-pompiers. Éloquent, non ?