Newsletter de la CCI de Meurthe-et-Moselle | Juin 2008


International
MISSION TURQUIE pour le SICE
Turquie, après la journée du 19 juin, une mission du 2 au 7 novembre.

Une occasion d'appréhender l’ensemble du marché des équipements automobiles et se développer sur ce marché turc à fort potentiel ! C'est ce que vous proposait de découvrir le SICE le 19 juin dernier à la CCI de Meurthe-et-Moselle (53 rue Stanislas à Nancy). L'automobile est un secteur particulièrement dynamique en Turquie et regroupe 15 constructeurs (dont 5 fabriquent des voitures particulières) et plus d'un millier d'équipementiers. Cette activité représente le premier poste d'exportation du pays (devant l'habillement) et le premier poste d'échanges entre la France et la Turquie.
Le secteur automobile turc a de nombreux avantages :
> proche de l’UE et accord douanier depuis 1996,
> une productivité et qualité comparables aux installations de l’UE (normes ISO TS 16949, ISO 9000, ISO 14001),
> une grande flexibilité dans la production et l’utilisation des machines, notamment sur des petites et moyennes séries,
> un réseau important et diversifié de fournisseurs, partenaires des équipementiers étrangers,
> une évolution positive des rangs 2 et 3, au service des fournisseurs de rang 1,
> une main-d’œuvre qualifiée, expérimentée, dévouée, flexible avec un faible niveau d’absentéisme et des coûts salariaux compétitifs.
Pour Jean-Philippe Arvert, directeur du SICE, « Il existe de réelles opportunités en particulier dans les domaines suivants :
> pièces et composants électroniques,
> automatismes, robots...
> usinage/décolletage de grande série,
> outillage pour industrie plastique,
> traitements de surfaces (cataphorèse, galvanisation). »

La mission collective lorraine menée du 2 au 7 novembre 2008 comportera au programme :
> une visite du salon « Otomotiv », salon international des fournitures automobiles, des composants, accessoires et services à l'automobile (www.itf-otomotiv.com),
> une rencontre privilégiée avec Taysad, l’association des équipementiers automobiles turcs (www.taysad.org.tr),
> la découverte de la stratégie de Renault suivie de la visite de son usine à Bursa, première usine du groupe dans le monde,
> des rendez-vous individualisés avec des clients et partenaires potentiels.

Afin de préparer au mieux cette mission et d'approcher ensemble le marché turc, le SICE en partenariat avec Auto-essor et la Mission économique d’Istanbul vous a donné rendez-vous le 19 juin.
Ce fut l'occasion de valider vos projets de développement en Turquie lors d’un entretien individuel avec François Sporrer, le chef de la Mission économique d’Istanbul et de préparer les modalités de la mission collective de novembre en Turquie (2 au 7 novembre 2008). À noter que cette mission sera labellisée par Ubifrance et donc soutenue financièrement.

Vous êtes intéressés ?
Hatice ANIS
Tél. 03 87 52 94 12 – Fax 03 87 52 31 96 – hanis@moselle.cci.fr


Commerce
La Grande Sapinière sort du bois

Grande première à la CCI 54 avec la signature d’une convention de partenariat avec l’association commerciale la Grande Sapinière de Laxou paraphée le 12 juin. « La Chambre de commerce et d’industrie a pour vocation de servir de trait d’union afin que les entreprises communiquent entre elles. On avait voulu cette association à Laxou. On a trouvé en Claude Grass un président qui a démontré combien cette association était légitime. Elle a travaillé à se forger une identité à travers un nouveau logo et un plan guide, elle va pouvoir franchir de nouvelles étapes comme la création d’un site Internet et la mise en place d’une signalétique performante. Cette signature est un exemple que l’on aimerait voir imiter par d’autres associations » a souligné Jean-Michel Laurent, directeur général de la CCI de Meurthe-et-Moselle. Si Claude Grass a accepté la présidence de l’association de la Grande Sapinière c’est parce qu’il a trouvé en 2004, « sous l‘impulsion de Laxou et de la CCI 54, un groupe de personnes qui avait une ambition commune, celle de réveiller une association en sommeil. À cela s’est rajouté la démarche extrêmement fructueuse ATP, une Association, un Territoire, un Projet voulue par le Grand Nancy. Le plus difficile a été de mettre en œuvre des idées qui ne manquent pas. Pourquoi, alors, ne pas s’engager avec un partenariat avec la CCI 54 ? Une décision qui a pu aboutir grâce à la collaboration de Laetitia Bresson, conseiller entreprise au département commerce de la CCI 54. » Un président heureux d’annoncer que l’installation de la signalétique sera opérationnelle à la mi-septembre.
Maire de Laxou, Laurent Garcia regarde avec sympathie « ce vrai travail d’équipe ». Il souhaite que l’entrée ouest de l’agglomération nancéienne devienne plus attractive avec cet élément commercial incontournable qu’est « La Grande Sapinière ». Il plaide pour qu’une offre de transport en commun digne de ce nom soit enfin mise en place.


Qualité
MARCOTULLIO obtient la certification Qualitraiteur

Qualitraiteur est une certification de Service validée par le « Bureau Veritas Certification » et qui
norme :
> des professionnels compétents et qualifiés,
> du personnel salarié formé et réactif,
> l’assurance d’un accueil personnalisé et d’une écoute attentive.
> une assistance régulière de conseil et de suivi, illustrés par des documents écrits
> la loyauté et le respect des engagements par une communication claire et continue
> la sélection et la maîtrise constante des prestataires de service
> l’amélioration continue du service fourni par la surveillance et la mesure de la qualité
> un respect et une veille régulière des règles d’hygiène, de sécurité et par des outils de contrôle dédiés
> la mesure et l’analyse de la satisfaction de tous les clients

Marcotullio est ainsi le cinquième traiteur Français à être certifié, le premier de l’Est de la France ! C’est l’implication et le travail de toute l’équipe Marcotullio, depuis l'activité commerciale jusqu'au service de maître d’hôtel, qui sont récompensés sous la responsabilité et la houlette de Stéphanie Belote, la responsable Qualité de l’Entreprise. Qualitraiteur est un gage supplémentaire de qualité et de sécurité pour les entreprises, agences, palais des congrès et autres prescripteurs qui font confiance à Marcotullio Traiteur. Marcotullio Traiteur continue son développement dans la voie de la qualité et après cette certification, l’entreprise axe sa stratégie sur le développement durable avec une vraie politique d’entreprise éco-responsable.

www.marcotullio-traiteur.com


Événement
Victoires des autodidactes 2008

Créées en 1989 par le Harvard Business School Club de France et accompagnées par Mazars, « Les Victoires des Auto­didactes » ont pour but de reconnaître et d’honorer les performances réalisées par des chefs d’entreprise ou des cadres dirigeants qui n’ont pu bénéficier de l’enseignement supérieur.

Plus de cent trente lauréats primés depuis 1989 dans les salons de la Présidence du Sénat, du ministère de la Culture ou du ministère de l’Économie et des Finances, contribuent à la renommée de ce Prix. L’« Autodidacte de l’Année » est devenu un véritable label.

LE CONCOURS

Venues de la France entière, les candidatures sont collectées dans sept capitales régionales par des équipes pilotées par un ou plusieurs anciens de Harvard Business School et les bureaux régionaux de Mazars. Les appels à candidature sont diffusés par les anciens lauréats, la presse quotidienne régionale, les Chambres de Commerce et d’Industrie, et toute autre organisation économique ou officielle susceptible d’apporter son concours. Les dossiers complétés par les candidats sont étudiés par les jurys de chacune des régions, composés d’un représentant des instances précitées, qui sélectionnent leur lauréat. Ces lauréats régionaux sont ensuite soumis au vote d’un jury national qui élit ainsi la Victoire nationale.

QUI PEUT CONCOURIR ?

Tout chef d’entreprise ou cadre dirigeant en activité qui a démarré sa carrière sans diplôme supérieur au baccalauréat, exerce une activité depuis plus de cinq ans dans l’industrie, le commerce et les services en France et y a obtenu des résultats significatifs, n’a pas été primé au titre des précédentes « Victoires des Autodidactes ».

COMMENT CONCOURIR ?

Un dossier de candidature est disponible auprès du Harvard Business School Club de France et/ou du délégué HBS de votre région, des bureaux de Mazars et sur www.mazars.fr, des anciens lauréats et de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Meurthe-et-Moselle. Il doit être retourné, dûment complété, au bureau de l’Association du HBSCF ou au délégué régional (liste jointe).

LES CRITÈRES D’APPRÉCIATION ET DE SÉLECTION

L’Autodidacte : son histoire, son parcours, ses défis… la valeur confirmée des résultats de son entreprise sur plusieurs années, sa créativité, son dynamisme de manager, sa capacité de développement sur les marchés régionaux, nationaux, européens et internationaux.
Date limite du dépôt des candidatures :
vendredi 19 septembre 2008.

Plus d'infos : Jean-Brice de Turkheim, délégué régional Mazars
Tél. 03 88 15 45 50 – jean-brice.de.turkheim@mazars.fr.
FCCI 54 – service communication : Tél. 03 83 85 54 21.8


à votre service
Speed meeting dans le TGV

Les Rencontres Professionnelles à Grande Vitesse mises sur rail par cinq entrepreneurs inventifs nancéiens.

«Pourquoi ne pas créer un outil pour provoquer des rencontres professionnelles dans le TGV ? » Cinq jeunes entrepreneurs nancéiens issus de la filière numérique veulent souffler le premier anniversaire de l’arrivée du TGV Est d’une manière originale. Ils ont mis sur pied une organisation baptisée RPGV (Rencontres professionnelles à grande vitesse). « Nous voulons aller plus loin que les simples retombées du tourisme et profiter du temps de trajet pour nouer des contacts dans un espace de convivialité, rencontrer un prospect, négocier un contrat, faire un recrutement ou simplement échanger des idées » explique Laurent Hermann, vice-président de RPGV. Comment ça marche ? Avec un simple clic, une connexion sur www.rpgv.fr. Le professionnel qui s’inscrit rentre ses coordonnées, une description de son activité et ses préférences quant au profil des personnes qu’il souhaite rencontrer. Il indique le ou les trains qu’il projette de prendre. Il a le choix entre inviter quelqu’un ou se laisser inviter. Les acceptations d’invitation se font par échange de mail. Aucune coordonnée n’est publique. Le jour du voyage, un SMS est expédié à chaque participant cinq minutes avant le départ. Dans le train ce sont alors les participants qui prennent la main. Détail à ne pas négliger : tout est gratuit, de l’inscription à la mise en relation.

Une vitrine du savoir-faire lorrain
« Notre but c’est de rechercher des membres de qualité » souligne le vice-président. Alors, pour atteindre la masse critique, RPGV a recruté des correspondants locaux dans tous les départements traversés par le TGV Est, des spécialistes de l’événementiel susceptibles de faire connaître l’association et montrer que derrière « il y a de vrais pros ». Le prochain Salon Proceed, celui de la sous-traitance industrielle qui se tiendra cet automne à Luxembourg est d’ailleurs l’un des thèmes porteurs qu’entend exploiter RPGV. Un bon ancrage pour convaincre et séduire les voyageurs VIP et pourquoi pas… les chemins de fer luxembourgeois. Les pères fondateurs de RPGV qui collaborent tous avec l’Aduan sont ambitieux. Ils veulent utiliser RPGV comme une vitrine du savoir-faire nancéien. Pour augmenter encore la masse critique des « voyageurs utiles » ils viennent d’ouvrir leur service sur Paris-Lyon et lorgnent déjà sur d’autres lignes européennes. Une fois les RPGV mises sur rail, bien installées dans le paysage quotidien de voyageurs de plus en plus nombreux en raison de la flambée du prix du pétrole, cette association poussera ses pions un peu plus loin. « Nous lancerons notre propre business. Nous proposerons notre outil de speed meeting en le vendant en marque blanche à une société organisant un salon professionnel par exemple. » RPGV qui a des idées plein dans la tête, bien dans l’air du temps, rêve de devenir « une force de proposition évidente. Nous sommes les seuls en France à proposer ces rencontres pour les professionnels. »
www.rpgv.fr


Association
Une bouffée d’air frais pour la porte nord

L’association Maxéville-Nancy Porte Nord met les bouchées doubles. En ligne de mire la première tranche de travaux du désenclavement des Parcs d’Activités en septembre 2008.

«Les travaux de désenclavement des parcs d’activités de la Porte Nord vont enfin démarrer en septembre 2008. » André Wéber, président de l’association Maxéville-Nancy Porte Nord peut se permettre de pousser un gros soupir de soulagement. Le cauchemar quotidien du pont Lafayette, ce goulot d’étranglement où patientent à la queue leu leu les quelques 3 000 salariés travaillant sur ce parc d’activités sans compter tous les résidants ainsi que les clients des enseignes commerciales, ne devrait être bientôt qu’un mauvais souvenir. Fondée il y a deux ans en mai 2006 par une quinzaine d’industriels, cette association peut souffler ses deux bougies avec l’impression d’avoir mené œuvre utile. L’association compte aujourd’hui 80 adhérents preuve de sa réelle utilité. Histoire de donner encore plus de consistance à la démarche initiée par le Grand Nancy, le fameux ATP, une Association, un Territoire, un Projet afin que les conditions de vie et de travail n’aient pas à rougir par rapport aux sept sites d’activité du Grand Nancy.

Hôtellerie économique et fibres optiques
Réaliste, l’association de la Porte Nord a commencé par lister les principaux points à améliorer dans l’intérêt général. La préoccupation numéro un reste celle d’une meilleure circulation avec l’implantation du futur boulevard urbain qui allant de l’est au nord, reliera le boulevard Brot jusqu’à l’embranchement de l’autoroute A 31. Une première phase doit commencer début septembre par la réalisation d’un ouvrage d’art pour franchir le canal de la Marne au Rhin. La seconde priorité porte sur la mise en place de services manquants comme l’hôtellerie et la restauration à caractère économique. La Porte Nord est le seul parc d’activités dépourvu de ce type de prestations. Enfin, le troisième défi que veut relever l’association porte sur l’équipement en fibres optiques. Là aussi les choses bougent. À la fin de cette année le haut débit sera installé à la porte de chaque société. Début 2009 chaque chef d’entreprise pourra alors opter pour l’opérateur de son choix.

Vidéosurveillance
En recensant les doléances et soucis des membres de l’association, une préoccupation majeure s’est dégagée, celle de la sécurité du parc d’activités. La mise en place de rondes mutualisées de surveillance nocturne a eu tout de suite un résultat significatif. « Les vols et autres délits ont chuté de 80 % » souligne André Wéber. Devant ce résultat encourageant, l’association a décidé de pousser sa logique jusqu’au bout avec l’installation d’un système de vidéosurveillance. Le conseil d’administration de l’association a pris connaissance du chiffrage de l’opération. Il devrait donner son feu vert avant l’été. Si l’étude financière reste simple la réalisation technique du dossier est plus complexe en raison d’un travail administratif lourd réclamant l’accord des différents partenaires, notamment police et mairies. Ce dispositif de vidéosurveillance pourrait être opérationnel en 2009. Ramassage du courrier et gestion des déchets industriels L’association a dans ses cartons de solides projets comme le ramassage du courrier des entreprises et la finalisation d’une étude portant sur la mutualisation et l’optimisation de la gestion des déchets industriels. L’une des premières réalisations concrètes de Porte Nord a été de réaliser un trombinoscope. Un moyen immédiat de découvrir la tête de son voisin, de faire connaissance et découvrir qu’il est même possible de faire des affaires tout près de chez soi. Le vice-président Jean-Marie Bellochio, président de la société Minich peaufine un journal d’information sur les activités de l’association. Sur sa lancée, l’association, qui n’a pas l’intention de faire du sur place, peaufine déjà sa réunion de rentrée avec le concours actif du second vice-président Marc Keppi, PDG des transports MKTS et du trésorier Mario Traversari, gérant d’Equip-Est. Cet événement est programmé mardi 16 septembre à 19 h dans la salle du Fin Palais. Ce restaurant dirigé par Michel Dufraisse, directeur général de l’OHS et aussi secrétaire général de l’association, réinsère dans la vie active des handicapés. Il est le seul établissement disposant d’une salle pouvant accueillir plus de cent personnes. Au menu de cette réunion conviviale un court exposé sur les Prud’hommes, une conférence sur les énergies renouvelables, le point sur l’avancée des dossiers brûlants. En point d’orgue un buffet dînatoire pour échanger et reprendre des forces tout en démontrant la vitalité de cette association. Elle regroupe chaque fois plus d’une centaine de personnes. Preuve que l’association ne perd pas le… Nord.



Bon à savoir
L’investissement dans les pme poursuit sa croissance


On ne le dit sans doute pas assez, mais bon nombre d'entreprises régionales enregistrent de fortes croissances. Pour les accompagner financièrement, tant en phase de création, de développement que de reprise, de plus en plus d'acteurs du financement dit « haut de bilan » (participation au capital, obligations convertibles...) apparaissent ou se développent en Lorraine, qu'ils soient professionnels capital risqueurs privés ou institutionnels) ou amateurs (business angels, en club ou en solo). Pour cette dernière catégorie (investisseurs privés, vulgairement appelés business angels), les lois Dutreil apportaient déjà des mesures incitatives : réduction de l'IR (impôt sur le revenu) de 25 % des sommes investies en capital dans des PME (réduction plafonnée à 40 000 E/an pour un couple). Le fameux paquet fiscal a apporté à son tour des mesures particulièrement incitatives : réduction de l'ISF de 75 % des sommes investies en capital dans des PME (jusqu'à 50 000 E/an de réduction). Aussi, de plus en plus de particuliers, intéressés naturellement pour accompagner (notamment financièrement) des entrepreneurs locaux, sont à leur tour accompagnés fiscalement dans leur prise de risque. Par ailleurs, l'organisation en réseaux ou en clubs (voire en petites sociétés de capital-risque), en favorisant le partage d'information et le co-investissement, permettent d'apprendre à procéder et de mieux gérer le risque.

Côté entrepreneurs, cette démultiplication des acteurs et l'émulation qui s'ensuit permettent progressivement de maximiser les chances d'aboutir à un financement.

Reste aux entrepreneurs et aux investisseurs à se trouver, puis à se choisir ! C'est là que la Chambre de Commerce et d'Industrie intervient, sur ses métiers originels que sont le conseil aux entreprises et la mise en relation qualifiée. Tous les mois, plusieurs entrepreneurs et investisseurs se rencontrent, pour des projets de quelques dizaines à quelques centaines de milliers d'euros.

À noter la naissance d'un grand événement annuel du financement des entreprises dans le Grand Est, Start Est. La prochaine édition, en novembre à Strasbourg, devrait permettre à environ 30 chefs d'entreprises de présenter leur recherche de fonds (de 100 KE à plusieurs ME) à quelques 40 investisseurs, capital risqueurs pour la plupart.

Information complémentaire : Boris Ouarnier – CCI54
Tél. 03 83 85 54 76 – bouarnier@nancy.cci.fr


Coup de chapeau
Des pointes sur le podium

Denis Renaud, PDG des établissements Paté revendique sa qualité d’entrepreneur pour hisser l’une des dernières pointeries de France au niveau national. Il parie sur un vrai partenariat avec ses acheteurs.

«La mondialisation c’est une chance. L’envolée des ma­­­tières premières est la même pour tout le monde. Notre défi c’est de fabriquer un produit de qualité en l’adossant à un service de garantie face à des contraintes juridiques de plus en plus envahissantes. » Denis Renaud, PDG des établissements Paté, une pointerie, tréfilerie, basée en pleine campagne à Flin, s’affiche avec un zeste de coquetterie « comme le dernier des Mohicans ». Dans cette entreprise familiale fondée par son arrière-arrière grand père en 1871, le voilà donc cinquième descendant à se trouver aux manettes d’une société de 20 salariés. Cette branche industrielle s’est réduite comme peau de chagrin. En 1948 on dénombrait encore une cinquantaine de pointeries en Meurthe-et-Moselle. Aujourd’hui elles ne sont plus que cinq en France, celle de Ménil-Flin se classe au second rang avec 20 % de la production nationale derrière le numéro un, Tréfileurope Pointes, une filiale d’Arcelor Mittal.

Offrir une solution alternative
« Si notre entreprise a un peu grossi, alors que les autres ont dû réduire la voilure, c’est parce que nous avons su rester à notre échelle. Nous avons parié sur notre réactivité tout en étant capables de maîtriser notre procédé de fabrication de A à Z sans avoir à recourir à des machines pointues. » Patron lucide il a préféré ne pas se mettre en concurrence face aux fabricants chinois ou des pays de l’Est, sur les gros volumes uniquement composés de pointes bas de gamme. Avec toute son équipe, il a mis en place une stratégie pour convaincre les clients ne recherchant que le prix le plus bas. Une solution alternative pour leur expliquer que derrière un produit son entreprise offre deux notions essentielles : qualité et service. Pour mieux séduire, il met l’accent sur la sécurité de l’approvisionnement et sa présentation. Une nouvelle ligne d’emballage a été développée par deux entreprises locales. Enfin, dernier argument de poids, il offre des pointes garanties contre la rupture. Sa société a fait l’acquisition d’une machine à essais de traction pour garantir la résistance des pointes dont la forme, la composition métallique et les dimensions varient en fonction de leur destination. Un travail qui s’effectue en collaboration avec l’équipe universitaire du CRITT Métall 2T, un centre régional d’innovation et de transfert de technologie basé à l’École des Mines de Nancy.

Anticiper
Quel déclic l’a décidé à entreprendre une démarche aussi sophistiquée pour un produit aussi banal ? Denis Renaud a été appelé plusieurs fois en garantie de responsabilités alors que le mal avait été fait. « Si on m’avait demandé, j’aurai donné des conseils d’un professionnel à un autre professionnel pour éviter ces erreurs qui se soldent par des procès. » Le PDG a trouvé la parade : il anticipe. Cette démarche il la revendique comme « industriel mais aussi entrepreneur. Le goût d’entreprendre ce n’est pas seulement la réussite d’un projet, d’un métier, mais c’est aussi une philosophie ». Son pari « c’est de ne perdre aucun client chaque fois qu’il travaille avec un véritable professionnel ». Son sérieux, il le met en avant avec des grossistes en quincaillerie ou avec de gros utilisateurs du bâtiment comme Bouygues. Son savoir-faire lui permet de marquer son territoire chez Peugeot par exemple ou dans des niches de prestige comme pour les chaussures de luxe Weston en leur fournissant des pointes spéciales, d’avoir été le cloutier exclusif des tapis d’Aubusson, pour l’un des premiers sommets du G7 à Versailles ou encore de fournir à la Warner Bros des fils de fer barbelés à l’ancienne pour le film « Un long dimanche de fiançailles ».

Un chiffre d’affaires en hausse
« Mon défi c’est de compenser l’obsolescence technique de notre produit face à l’explosion de la vis utilisée aujourd’hui par tous les bricoleurs grâce à des conseils donnés en amont. » Si la pointe en vrac se vend de moins en moins, il compte sur toute une gamme de pointes très large, des plus anciennes aux plus techniques pour séduire ses acheteurs. Son calcul se révèle payant. Son chiffre d’affaires en 2007 s’est élevé à 2,7 millions d’euros en progression de près de 10 % par rapport à 2006. Cette année il table sur une progression tournant autour de 7 %. Alors que la hausse de l’acier est continue, il maintient ses marges.

Les vertus de l’engagement patronal
Vice-président du MEDEF et de l’UIMM, ce PDG est aussi président du Conseil des Prud’hommes de Lunéville dont il est membre depuis 16 ans. « Je crois dans certaines valeurs et mon engagement patronal a été bénéfique pour mon entreprise. » Il refuse l’image d’un petit patron passant 70 heures par semaine dans sa PME sans lever le nez de son guidon. « Si on ne dégage pas du temps pour voir l’évolution, la comprendre, et même y participer, on se sclérose. Comme responsable, j’ai eu la chance de rencontrer des chefs d’entreprises dirigeant 600 ou 700 salariés. Toute proportion gardée, on est face aux mêmes souhaits, à la même volonté d’avancer. »


Coup de chapeau
Fives nordon retrouve la bonne pression

Pour réaffirmer son leadership, il relève un nouveau défi : jumeler carnet de commandes bien rempli et recrutement maîtrisé.

«Le carnet de commandes explose. Les perspectives de nos marchés sont très bien orientées, en particulier dans le domaine de l’énergie avec la reprise en accéléré de la construction nucléaire et thermique dans le monde entier. Nos objectifs de croissance à l’export sont exceptionnels, à 5 ou même 10 ans. Je n’ai jamais connu cela. » s’enthousiasme James Roget, directeur général de Fives Nordon. Une promesse d’embellie qui se double d’un véritable challenge, celui de mettre en place les capacités humaines et technologiques pour y répondre. Fives Nordon, comme beaucoup d’entreprises de l’Industrie est confronté aux départs liés à ce fameux « papy-boom ». Depuis 3 ans, retraites et turnover affectent « entre 10 et 15 % du personnel chaque année ». En 2006, l’effectif était de 670 salariés, en mars 2008, il est remonté à 750 personnes. L’entreprise a rafraîchi son image et lancé une vaste campagne de communication au travers des médias locaux. Elle est également présente sur les salons de recrutement pour séduire de jeunes collaborateurs. La formation est aussi un levier essentiel au recrutement. Fives Nordon donne l’exemple en ayant l’une des rares école de soudure interne en France qui accueille stagiaires, apprentis et nouveaux embauchés. Fives Nordon a conclu des accords spécifiques avec des organismes de formation et des écoles pour former ses futurs soudeurs et tuyauteurs. « Il y a urgence » reconnaît le directeur général qui recherche « de quoi satisfaire 80 postes tout de suite, à tous niveaux de compétences, dont une vingtaine de cadres dirigeants ou supérieurs pour travailler à l’export ».

Le tuyauteur haute pression de référence
Fives Nordon qui fait partie du patrimoine industriel de Nancy a fêté son centenaire en 2004. C’est l’entreprise de référence dans les projets de tuyauteries à haute technicité et les équipements associés, dans le monde entier, que ce soit en Thaïlande, au Brésil ou en Israël. Le développement de Fives Nordon est renforcé par l’appui du groupe Fives dont il est une filiale à 100 % depuis 2000.

Des projets majeurs à l’international
L’un des grands projets de Fives Nordon se situe en Afrique du Sud. Ce vaste pays doté de ressources de minerais considérables a un besoin urgent et criant d’électricité. Un pays où d’ici 2020 doivent s’édifier 20 000 MW en nucléaire soit 12 EPR, ces centrales nucléaires nouvelle génération mais aussi 20 000 MW en centrales thermiques au charbon, l’Afrique du Sud étant l’un des principaux producteurs de charbon au monde. En ce qui concerne la construction des centrales thermiques, deux sites de six tranches de 850 MW sont déjà en phase de réalisation, et, Fives Nordon, retenu dans le panel des fournisseurs qualifiés se concentre sur le marché de la tuyauterie Haute Pression, soit environ 18 000 tonnes. Acteur majeur et historique du nucléaire, Fives Nordon y assure chaque année près de 450 000 heures de travaux de maintenance. Il est également présent sur les projets de travaux neufs. Il va fabriquer dans ses ateliers de Nancy 1 500 tonnes de tuyauteries complexes (circuit vapeur de la salle des machines) dont il assurera le montage sur le site du futur EPR de Flamanville à partir de juillet 2009. Il travaille aussi en Finlande ou encore en Chine qui représente « un marché d’opportunité où les chinois nous font confiance pour l’approvisionnement de tubes pour les centrales nucléaires en construction (12 réacteurs de 1 000 MW).

L’affirmation d’une ingénierie performante
Recentré sur son cœur de métier, Fives Nordon dope son bureau d’études pour justifier ses prétentions : être une ingénierie performante qui lui permet d’être active sur tous les grands projets industriels en France en passant par les ateliers d’Airbus ou encore les tuyauteries vapeurs des catapultes du porte-avions Charles de Gaulle. Une marche en avant qui n’exclut pas « une croissance externe avec l’acquisition de sociétés complémentaires ». Une spécialisation poussée qui se traduit par un changement de typologie de l’encadrement. Il y a quatre ans on ne comptait que 90 cadres, aujourd’hui ils sont 148. « Nous cherchons à être leader dans notre métier déclare James Roget. Nous voulons affirmer nos compétences et savoir-faire, alors nous investissons dans l’outil de production et sur le personnel. Nous avons signé 180 contrats d’embauche en 2007. » Un directeur général convaincu et convaincant : « Chez Fives Nordon, on y reste car on y est bien ».

une croissance à 2 chiffres
L’augmentation du chiffre d’affaires colle à la bonne santé retrouvée de Fives Nordon. En 2006, il atteint 79 M€. En 2007, il progresse de 25 % avec 102 M€. Cette année, avec une nouvelle progression de 15 %, il devrait atteindre 118 M€. Quant au carnet de commandes, il atteint des niveaux historiques avec les commandes enregistrées ces deux dernières années soit : 117 M€ en 2006, 167 M€ en 2007, 180 M€ prévu pour 2008. Si, entre 10 et 15 % du chiffre d’affaires est réalisé à l’export, ce pourcentage devrait augmenter pour atteindre 40 à 50 % dans les cinq ans à venir.


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VIE À LA CCI

Rencontre
• Assises régionales du commerce en Lorraine
Les Assises Régionales du Commerce en Lorraine se sont déroulées le Lundi 26 Mai 2008, à l'Arsenal de Metz et ont accueilli plus de 250 commerçants. Les nombreuses interventions prévues durant cette journée ont permis aux commerçants présents d'obtenir des réponses aux problématiques rencontrées par leur profession. Ces éléments de réponse ont également nourri les réflexions engagées aussi bien par les CCI, les Pouvoirs Publics que par la Région et pourront conduire à la mise en oeuvre d'actions dans ce domaine.
En outre, ces Assises ont été l'occasion de présenter le projet de Loi de Modernisation de l'Economie. Attentives aux réactions des commerçants sur cet important sujet, les CCI ont mis en place tout au long de la journée un dispositif de questionnement interactif permettant de recueillir l'avis des commerçants et de connaître leur regard sur l'avenir du commerce. Ces questionnaires dépouillés tout au long de la journée ont conduit à la rédaction d'une motion relative au projet de Loi de Modernisation de l'Economie qui a été adressée le même jour à Monsieur le Ministre du Commerce et des PME et à tous les parlementaires lorrains.


Outil
• Fichier exportateurs
La capitalisation de notre connaissance du tissu économique vient de prendre un nouvel essor très important : sachant qu'actuellement, environ 18.000 établissements sont actifs sur le département, notre Fichier Marketing contient près de 120.000 descriptifs. Aux établissements, organismes, créateurs, repreneurs, professions libérales, non-inscrits et partenaires divers, sont venues s'ajouter, depuis mi-juin, l'ensemble des entreprises et de leurs établissements de tous les départements lorrains. Ceci explique l'explosion du nombre de fiches descriptives disponibles.
Nous hébergeons donc, à la CCI de Meurthe-et-Moselle, une mine d'informations d'une extrême importance sur la totalité, à jour et exhaustive qui plus est, des entreprises de Lorraine.
Nous pourrions ainsi conforter vis-à-vis de l'extérieur notre positionnement en tant que référent, détenteur de l'Information économique Lorraine : les produits et prestations complémentaires restent à imaginer.
Cette opération a été menée à bien par le Service Informatique, chargé par le SICE de lui mettre à disposition, non seulement le Fichier des Exportateurs Lorrains et les outils de Gestion de la Relation Client qui lui permette de l'exploiter (« cartographie » comprise), mais un maximum de données sur des prospects éventuels à l'export, sur l'ensemble du territoire lorrain. Une organisation simple, basée sur des processus développés par le Service Informatique et mise à disposition des autres CCI permettra à cette base de données d'être à jour et de rester en phase avec les différents Fichiers Consulaires lorrains par une synchronisation régulière.


Distinction
• Jean-Pierre Carolus, Chevalier de l'Ordre National du Mérite
Jean-Pierre Carolus s'est vu remettre jeudi 26 juin 2008, les insignes de Chevalier de l'Ordre National du Mérite.
Son parrain était Jean-Marie Viladecas, son Premier Vice-Président depuis les tout débuts de son aventure consulaire. Avec précision, brio et émotion, ce dernier retracera la vie et la carrière d'un enfant de Rabat aux parents originaires de Baccarat.
Saluant notamment sa « grande capacité d'ouverture à l'autre », Jean-Marie Viladecas reviendra sur les années étudiantes à l'INSA de Lyon, les années militaires du Sous-Lieutenant Carolus puis les premiers pas chez Solvay.
Ingénieur de production, Jean-Pierre Carolus prendra ensuite la direction des Ressources Humaines du site de Tavaux pour aboutir à la direction générale de l'usine de Dombasle. Goût du travail et de l'effort guideront ainsi sa vie professionnelle et personnelle.
Amateur du bien vivre et sportif accompli, Jean-Pierre Carolus a été honoré ce 26 juin 2008 pour son engagement sans faille ni réserve dans la vie civile au travers de multiples mandats dont le plus illustre le mènera à la Présidence de la Chambre de Commerce et d'Industrie de Meurthe-et-Moselle le 15 décembre 1997 et à la Chambre Régionale de Commerce un peu plus tard.
Devant une assistance de représentants du monde économique, des entreprises, des chambres consulaires lorraines et entouré de ses amis, Jean-Pierre Carolus a ensuite été fait « Au nom du Président de la République » Chevalier de l'Ordre National du Mérite.